Pourquoi j’ai commencé OceanFact?

Je m’appelle Pierre Olivier. Si vous ne me connaissez pas déjà, je suis un jeune biologiste marin français. Je suis à quelques mois d’obtenir mon doctorat au sein d’une université finlandaise. J’ai travaillé ces 5 dernières années en tant que jeune cherche et je les ai passées à pousser la communication scientifique plus loin via un projet que j’ai fondé en 2014 : OceanFact. J’ai toujours été curieux. J’ai toujours remis en question le monde qui m’entoure. Mais avant de commencer mes études universitaires, j’ai réalisé trois choses.
Pourquoi OceanFact? Je me suis rendu compte que si vous n’êtes pas scientifique :
  1. Les connaissances scientifiques ne sont pas facilement disponibles de sorte que l’on ne peut pas se forger sa propre opinion : Pourquoi penser que le changement climatique est une réalité quand quelqu’un (par exemple la société) vous impose d’y croire ? J’ai choisi d’y croire parce que “comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois”. Je me suis forgé ma propre opinion. Pourquoi accepter de croire en quelque chose alors que ces connaissance sont souvent cachées derrière un accès payant coûteux, dans une langue qui est difficile à comprendre et engluée dans du jargon ?
  2. Les journalistes risquent de faire des erreurs ou des raccourcis préjudiciables s’ils ne peuvent pas accéder ou comprendre facilement les avancées de la recherche scientique. Un exemple flagrant est le travail de Boris Worms (2006) qui est devenu viral pour de mauvaises raisons; ou encore des articles de journaux mondiaux qui ont propagés et altérés des informations à la manière du téléphone arabe. Exemple, la tragédie des pingouins d’Adélie.
  3. Actuellement, la communication scientifique n’est pas sexy et encore bien trop complexe : personne n’a le temps de lire des milliers de pages (par exemple, les rapports en libre accès de l’UE) et tout le monde n’a pas les bases pour comprendre les concepts au cœur d’un domaine scientifique—plutôt ce sont le travail et la responsabilité des scientifiques de comprendre et de partager ces connaissances.

Alors, comment améliorer la situation ?

OceanFact offre une solution simple : laissez les scientifiques faire la communication scientifique main dans la main avec le public.
Je vous entends déjà protester : « Mais je n’ai pas le temps de faire la comm ! J’ai toutes ces demandes de financements à écrire, tous ces articles à publier et réviser. Mes recherches à mener à bien. Je suis un scientifique accompli ou bien je construis ma carrière ! Je n’ai pas le temps !”
Chez OceanFact, on a tout prévu : si vous n’avez pas le temps, nous nous occupons d’éduquer la nouvelle génération de biologistes marins à la communication scientifique. Laissez des personnes motivées par la comm faire le travail. Vous n’aurez qu’à relire et approuver.
Des années d’écriture, de révision d’article et de lecture de blogs ont montré que les articles de blog de plus de 1600 mots ne seront presque jamais lu jusqu’à la fin. Personnellement, je ne les lirai pas. 1,600 mots, c’est 15 min de lecture pour un lecteur moyen, par exemple, en bus sur le chemin du travail. Pourquoi écrire plus ? C’est pourquoi la longueur moyenne de nos articles est comprise entre 900 et 1600 mots de sorte que n’importe qui puisse se cultiver sans que la lecture devienne un fardeau.

Où est l’innovation ?

Nous collaborons avec notre public pour rendre les articles plus attrayants et plus faciles à lire.
  1. Les reviewers-citoyens— choisis parmi nos abonnés à la mailing list privée — participent au processus de révision avant publication. Ils peuvent directement influencer l’écriture et la qualité de nos articles.
  2. De plus, nous encourageons la créativité : amenez vos compétences et contribuez—rejoingnez notre “Sea Content Creators Army”, notre armée de créateurs de contenu sur le monde marin qui regroupent des promoteurs, des éditeurs, des photographes, des vidéastes, de talentueux artistes, des écrivains en devenir et des moines bilingues. La liste des possibilités est non-exhaustive.

  3. Les lecteurs peuvent en outre commenter la qualité des articles et nous fournir des retours via les Like et un système de notation.